Message Re: [TEST] Grado PS 2000 VS Focal Utopia, le bal des titans. 29 Déc 2018 15:40

Voila un pianiste que je place au sommet pour ses interprétations lumineuses et inspirées de Beethoven, brahms et Schubert. On a cette impression qu’il interroge le piano et que ce dernier lui réponds.

La vie de Radu Lupu est également très lyrique. Il a arrêté très vite les enregistrements pour se consacrer au vin et à la vigne. Il se produit rarement, juste quand il est fauché. Il joue sur une chaise de cuisine. Il explique que le dos doit être en appui pour donner la force aux bras et au doigts.

La 845 sur le CD5 par exemple, je trouve qu’il se passe vraiment quelque chose, écoutes:

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Message 29 Déc 2018 16:24

Vu à pleyel plusieurs fois je l'adore.

Message 29 Déc 2018 16:39

ah oui ça c'est beau pour moi ! et là j'entends bien un piano  ;-/  merci pour la découverte.

Et puis un musicien qui vinifie, bah ... ça peut pas être mauvais   :DD

Message 29 Déc 2018 17:53

artichaud a écrit:ah oui ça c'est beau pour moi ! et là j'entends bien un piano  ;-/  merci pour la découverte.

Et puis un musicien qui vinifie, bah ... ça peut pas être mauvais   :DD


My pleasure. Je vais l’ecouter a chaque fois qu’il passe cad rarement, dans la salle personne ne tousse tellement ce qui sort de son piano captive. Il a du coup très peu enregistré mais certaines interprétations sont d’anthologie comme les dernières sonates de Beethoven.

Message 29 Déc 2018 18:23

Popof94 a écrit:Voila un pianiste que je place au sommet pour ses interprétations lumineuses et inspirées de Beethoven, brahms et Schubert. On a cette impression qu’il interroge le piano et que ce dernier lui réponds.

La vie de Radu Lupu est également très lyrique. Il a arrêté très vite les enregistrements pour se consacrer au vin et à la vigne. Il se produit rarement, juste quand il est fauché. Il joue sur une chaise de cuisine. Il explique que le dos doit être en appui pour donner la force aux bras et au doigts.

Radu Lupu, je ne le connais qu'à travers son interprétation, il est vrai assez magique, des Impromptus de Schubert. Et comme il a eu le bon goût de s'atteler à un autre sommet des oeuvres pour piano - selon moi - les klavierstucke op.117 à 119, je m'en vais de ce pas, écouter ce qu'il en a fait.  :headphone:

Message 29 Déc 2018 18:28

rigolo,
ca fait 20 ans que j'ai ce CD des impromptus par radu ...

Message 30 Déc 2018 07:50

Impossible d’arreter quand je commence à écouter du Schubert par Radu Lupu. J’ai pris la 16 pour
comparer l’Odin au Grado. Je préfère cette fois largement le Grado car entre trop de réverbération et pas assez je préfère encore trop. L’Odin a un grave plus lourd et plus plein que le Grado mais on a vraiment l’impression que le piano a été emmitouflé dans de la ouate. Cette fois pour le coup on a amputé Radu de sa jambe droite. Pour le reste tout me semble meilleurs sur le Grado, la rapidité des transitoires, les variations du jeu du pianiste, on perçoit je trouve mieux le toucher du pianiste sur le Grado. L’Odin est très beau mais pour moi manque de finesse et on perçoit moins la subtilité de l’interpretation, la profondeur de la main gauche, la raisonnance de la table d’harmonie lorsque les feutres sont levés, l’etouffement de la queue de note par la sourdine. On ne perçoit pas l’importance du jeu des pédales sur la restitution.

Sur du piano:

Utopia
Grado
Odin

Et puis foncez sur le coffret de Radu Lupu, 10 CD de pur bonheur :soumis:

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Et comme le rappelait Spitribe, Willem Kempf a enregistré par mal de versions de référence de grandes œuvres du répertoire. Je ne sais pas si il est toujours en vente mais il existe un superbe coffret pour découvrir ou redécouvrir WK:

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Il faut évidemment réécouter les sonates de Beethoven par Willem Kempf, tout Schubert et Schumann si il faut faire une sélection.

Également pour ceux qui souhaitent pénétrer ce vaste domaine une belle intégrale des sonates piano violon de Beethoven par yehudi menuhin et Willem Kempf. Bon je m’emballe, c’est un peu HS. :soumis:

Message 30 Déc 2018 09:04

hs oui possiblement, mais apprécié, c 'est du travail tout maché pour ceusses comme mézigue qui entravent que dalle au classique.

j 'ai pas ressenti la même chose que toi sur un enregistrement, mais pour l'Odin oui complètement, et je l'ai dit en son temps.

Le Chord te sert de dac ?.

Message 30 Déc 2018 12:52

Un très court avis correctif concernant l'enregistrement de Pollini/Schubert de 1987. Sur l'Utopia, ce n'est pas sec du tout. C'est très bien équilibré et même légèrement opulent, avec des micros ni trop proches, ni trop lointains. tout bon quoi (Y)(Y)

Message 30 Déc 2018 13:19

:loool:

Message 30 Déc 2018 14:16

Willem Kempf est toujours en vente, c'est "Wilhelm Kempff : Enregistrements pour piano seul" et il est aussi sur qobuz.
Tu as un lecteur cd brancher sur le viva ensuite ton casque?

J'avais avec les zeus, le piano est top, après savoir quoi écouter.

Message 30 Déc 2018 14:44

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Message 30 Déc 2018 15:24

woooaaaaaaaa un dac à support optique avec tête de lecture laser  :bravo:  :lool:

Message 30 Déc 2018 15:58

:loool:

Je t’ai pas montré tous mes tiroirs :loool:

Message 01 Jan 2019 09:55

Après des heures et des heures d’ecoute uniquement du piano je reviens un peu sur mon jugement du PS2000 face à l’Utopia et je valide en même temps la méthode Sausalito qui consiste à s’immerger avec l’un puis avec l’autre plutôt que des comparaisons en alternant rapidement, les 2 méthodes se complètent.

Je n’ai pris que les sonates de Schubert par Radu Lupu. J’ai écouté l’integrale de celles enregistrées dans le coffret Decca d’abord sur le Grado puis sur l’Utopia.

Effectivement en revenant sur l’utopia le piano parrait plus maigre avec plus de définition mais moins d’epaisseur en bas que sur le Grado. En revenant sur l’Utopia l’epaisseur du bas registre et la proximité offerte par le grado me manquent car me semblent plus correspondre à la réalité. Le Grado est plus brutal au sens noble du terme et l’Utopia plus délicat. Le piano s’emballe sur le Grado et reste sage sur l’Utopia. L’impact des attaques sur le Grado, la tête dans l’instrument et l’epaisseur du grave font que sur une écoute prolongée et sans chercher note par note, octave par octave, mesure par mesure à les comparer je fini par préférer le Grado que l’Utopia plus solennel et moins engageant.

Le fait déjà que la comparaison soit loin d’etre évidente me conforte dans l’idee Que le Grado est un grand casque dynamique.

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